La finesse de filtration change tout. Si le filtre à diatomées bat les records par ses quelques microns de finesse (1 à 3), le filtre à sable est en queue de peloton si on l’utilise tel quel (environ 30 à 40 microns).
D’où l’obligation de lui faire absorber (par le skimmer) 1 à 3 cartouches de floculant (selon le volume d’eau et la surface du filtre). Ainsi, on augmentera considérablement sa finesse puisqu’il filtrera alors à environ 10 microns. Il se rapproche donc des performances du champion diatomée.
Que de filtre entartrés, pleins de gras, mal décolmatés !
Résultat : une mauvaise filtration.
Le sable se décape chimiquement 2 fois l’an par un produit spécifique :
Les éléments du filtre à diatomées se détartrent tous les 1 à 3 ans (selon le degré de calcaire) durant la « morte saison ». Il en est de même pour les filtres à cartouches (ne pas dépasser 2 ans voire mieux 1 an).
Là encore, que de fois on « lavotte » mollement alors que 3 à 4 minutes sont le temps minimum nécessaire.
Inversement, ne lavez pas systématiquement votre filtre alors qu’il vient d’être nettoyé et qu’il est donc à peine encrassé. C’est à ce moment là qu’il filtre plus fin.
Faites absolument la chasse aux aiguilles (entre autres les petites de cèdres, douglas, sapin, pin maritime, cyprès…).
C’est étonnant le colmatage rapide que cela entraîne. Lorsqu’elles sont malheureusement arrivées sur le plan d’eau, piégez-les aux skimmers par des sacs spéciaux. Nettoyer très souvent les paniers de skimmer et de pompe.
Sable – n’hésitez pas à le changer dès que votre filtration ne présente plus les performances d’avant, soit au bout de 10 ans maximum, voire 5 à 7 ans.
Diatomées – mettez une quantité suffisante pour obtenir un « gâteau » filtrant efficace.
Cartouches – changez-les dès que leur aspect flasque, déformé, témoigne de signes de fatigue ou qu’elles freinent le débit d’eau malgré un bon nettoyage.
Que de propos irréalistes entendus à ce sujet. Il faut du bon sens tout simplement pour rétablir la réalité et expliquer pourquoi tant de personnes ont des problèmes d’eau. L’eau évolue brutalement (parfois en quelques heures), d’autant qu’il y a pollution de chaleur.
Cette évidence est oubliée par trop d’usagers. Le tableau ci après est établi pour une piscine ayant une performance normale de filtration, des revêtements sains et une fréquentation familiale moyenne.
En présence d’une eau trouble, chargée, verte, il est nécessaire de filtrer en continu 24h/24h jusqu’à ce que l’eau ait repris son aspect clair. L’augmentation des temps de filtration pour les piscines traitées au PHMB est conseillée du fait qu’il n’est fait appel à un oxydant que toutes les 3 semaines généralement. Il est conseillé d’ailleurs en pleine saison et sous température élevée de ramener ce temps de traitement de l’oxydant à 15 jours.
Température de l'eau Temps de filtration par jour
Chlore, brome, oxygène actif PHMB
Si la filtration est indispensable à l’entretien physique de l’eau, les grandes familles polluantes que sont :
Rendent obligatoire l’application d’un programme de traitement appropriés.
Un corps humain pollue environ 6 m3 d’eau, et encore, s’il n’est pas en sueur !
Avec les orages, on assiste à une brutale baisse du pH et à un apport important de pollution. Ces facteurs modifient l’équilibre de l’eau qui peut tourner si l’on n’a pas pris soin auparavant de remonter le taux de désinfectant s’il est un peu faible.
Videz régulièrement les paniers de skimmer et pompe, nettoyer les dépôts des goulottes de débordement ainsi que les fonds du bassin.
Bien que cela soit beau, évitez au maximum de laisser votre gazon, vos végétaux au ras du plan d’eau. Il faut choisir : pièce d’eau ou piscine. La pollution végétale est considérable et une zone périphérique minium de protection est préférable. Margelles et plages sont nécessaires à la bonne conservation de l’eau.
Parois et fonds doivent présenter une surface qui ne fixera aucun déchet de tous ordres et dont l’entretien sera aisé et rapide. Comme il est dommage que parfois, pour des raisons de goûts… et de mode, on oublie cette obligation pour la conservation de l’eau de piscine.
On vient de voir combien une montée importante en température exige des temps de filtration beaucoup plus longs. Aussi, soyez raisonnable en ne dépassant pas 27 – 28 °C.
Au-delà, il y a intérêt à être très observateur sur le comportement de son eau et les conséquences de la présence de nombreux baigneurs qui, en période chaude, polluent particulièrement (sueurs, produits solaires, …).
La couverture isothermique, appréciée pour éviter de perdre quelques degrés la nuit 2 à 4 °, doit être retirée dès que l’on veut « reprendre » son eau trouble ou verte. De même durant de longues périodes d’absence où celle-ci ne peut qu’accélérer une mauvaise évolution de l’eau.
Avant d’hiverner, protéger l’eau : après avoir réglé le pH et réalisé un traitement de choc, utilisez un produit d’hivernage qui évitera l’apparition d’algues et les précipitations calcaires durant « la morte saison ».
N’abandonnez pas votre eau l’hiver sous prétexte qu’il y a une couverture. Pourquoi ne pas soulever celle-ci de temps en temps pour observer l’état de l’eau et, en cas d’un début d’eau verte, traiter à l’aide d’un ou deux arrosoirs d’eau tiède chlorée ou tout autre produit que vous employez habituellement.
Protéger l’eau en hiver, c’est chaque mois au plus, 10 minutes d’ "affection" à apporter à votre piscine.
Il faut prendre en main la saison dès après Pâques et ne pas attendre que votre eau soit devenue irrécupérable. A cette époque, l’eau est encore très fraîche (autour de 10 °C). Elle n’évolue que très lentement et une mise en route dans ces conditions est d’une grande facilité. Si l’eau est trouble ou légèrement verte, un traitement adapté et une filtration prolongée sur 2–3 jours remettront tout cela d’aplomb.
Ensuite, de courtes filtrations sur 3-4 h par jour (2+2) et des traitements espacés économiques (en fonction de son aspect visuel et de la trousse de contrôle) vous conduiront sans souci jusqu’aux premiers jours de baignade. Certes, les temps de filtration varieront en fonction de la température de l’eau et de la pollution.
C’est peut être par là que nous aurions dû commencer. Beaucoup d’échecs en eau de piscine viennent de la « pauvreté » avec laquelle on agit trop souvent, ce qui conduit systématiquement à des frais élevés de traitements et d’eau que l’on voulait justement éviter.
Mauvaise conception ou sous-dimensionnement de l’équipement pompe, filtre, diamètre des canalisations pour économiser à la construction, faible temps de filtration, pour économiser l’électricité, mauvaise qualité de l’eau, pour économiser l’eau du réseau de ville, doses homéopathiques de produits, pour les économiser.
Résultats : des gaspillages d’électricité, d’eau, de produits… et de temps pour retrouver (pas toujours !) une eau normale.
Il est impératif de prévoir un budget aussi sérieusement qu’on admet un budget nourriture, loisirs.
Certes les fonds ne sont pas élastiques mais ce n’est pas sur l’entretien d’une piscine que l’on doit chercher des économies car si vous calculez le coût de « sauvetage » régulier d’une eau (multiplication des consommations en électricité, eau et produits…) vous serez convaincus.
Si ces 7 règles énumérées sont parfaitement admises et appliquées, heureux propriétaires d’une piscine pour votre détente (et non votre cauchemar), vous serez étonnés du peu de temps que vous consacrerez chaque semaine à sa maintenance cristalline.
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